UNRAT
ORDURES


On peut le sentir
Mais presque pas l'entendre
La chaleur est perceptible - très faible
Le parfum de la bougie noire fige le temps,
Mené à un empire dans lequel la douce lumière
projette une image de paix
Lorsque l'homme quitta la terre, la paix fêta sa résurrection.
Le prix en fut son suicide
La mère arracha son propre enfant de son ventre
Qui, tel un parasite, commença à dévorer le corps protecteur
Comme une tumeur à la colère destructrice - insensé et sans but
Les cicatrices demeureront
Les couronnes rayonnantes d'autrefois se font rares
La clarté est troublée
Venez et sentez le parfum de la bougie noire
Comme il est agréable
Comme il est agréable

Des enfants se sont dévorés les uns les autres
L'un d'eux mangea sa propre chair
Leur vomi s'accrut - proliféra
Jusqu'à ce que chaque centimètre fut recouvert de la bave qui s'accumulait.
Ordures, éliminées par des ordures
Ordures, éliminées par des ordures

Il reste peu de bois d'ébène
La faim de la flamme insatiable
La lumière naquit de l'obscurité
De la lumière chaude éclaire faiblement l'horreur sur la peau de la mère
Le parfum est douceâtre - le parfum de la bougie noire

Les cicatrices guérissent mal
Notre unique enfant était mort - né
Et il n'était qu'une enveloppe...

© Oswald Henke

Traduction : Myriam Marc

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