TOTE AUGEN
LES YEUX MORTS


Quel merveilleux sentiment c'était, et c'est, de tomber
Porté par le vent
Détaché des branches
Pour se décomposer en une nouvelle prière
La forme à son origine se transforme
Et les yeux morts voient la vie
Et après déchéance et froid
Le cercle commence à se refermer
Nous nous réveillons et remarquons
Que la mort est esthétiquement multicolore.

© Oswald Henke

Traduction : Cécile Delhautal

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