1.AKT
2.SZENE - KONTROLLIERTE MACHT
ACTE 1
SCENE 2 - LE POUVOIR CONTROLÉ


La lumière de la salle s'allume. Le Rebelle entre dans la salle par le côté et se dirige vers la scène. Il monte sur l'avant - scène et commence à parler aux spectateurs. Il salue le public comme participant à un voyage dans l'avenir. Il se présente à eux comme leur guide de manière polie, avec peu de gestes, des paroles réfléchies et une distance objective pour ce qu'il dit. Pendant cette scène, le rideau reste fermé.

Le Rebelle : Bonsoir, j'espère que vous avez fait bon voyage. Nous vous avons déjà donné un petit aperçu de l'avenir, mais avant de vous laisser définitivement à votre safari dans le temps, permettez-moi de vous adresser encore quelques mots.

Moi aussi j'étais un être humain... Combien de paroles ont été échangées depuis que seuls les enfants ont le droit de jouer ensemble ? N'importe quelle taille variable, la plus imprécise possible, et ainsi impossible à réfuter ? Avant que nous ne continuiions, les faits, l'arrière-plan du drame qui fera suite à ces paroles :

Peu de temps avant que l'homme ne parvienne à détruire définitivement son environnement et lui-même, il fut mis sous tutelle, et ainsi démuni de ses pouvoirs par la machine qui était déjà depuis longtemps engagée pour le surveiller.

L'ignorance, l'indifférence, la paresse et une dose incommensurable de superficialité étaient les qualités humaines dominantes de l'époque, avant que la machine ne se dispose à contrôler définitivement et sans faillir l'histoire des humains, en se défaisant de sa logique programmée.

La surveillance initiale devint contrôle, et enfin l'instance souveraine : pouvoir ! Pouvoir sur la vie humaine et son déroulement. L'être humain devint l'objet du pouvoir de contrôle. La toute puissance de la machine décidait d'après des schémas de décision programmés autrefois par les hommes.

Logiquement - seulement oui - ou bien - seulement non. L'être humain a le droit de vivre une relation au maximum à deux. Compatible pour la reproduction ou de même sexe - tolérante ? Jamais à trois - intolérante ? Vivre pour vivre - totalitaire ? Pourquoi pas ? Mesdames et messieurs, je vous le demande : pourquoi pas ?

Vivre pour vivre !

La lumière de la salle s'éteint, le rebelle reste debout sur l'avant-scène, il reste éclairé par un spot qui le suit.

Fin de la deuxième scène.

© Oswald Henke

Traduction : Myriam Marc

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