KALTES LICHT
LUMIÈRE FROIDE


La lune elle seule peut dessiner le monde
Dans un halo de sa lumière froide
Seule la lumière froide réjouit le meurtrier en action.
Dans son halo - ses enfants l'appellent -
Sa mère ressemble à son père, ils ne font qu'un.
La poussière reflète le mot pensé dans un rai de lumière
Eclat blanc de la chaleur la pauvreté s'insinue dans l'obscurité.

Maltraitée par un sort malheureux elle veille sur la nuit
Qui, d'un noir profond, avale avidement sa lumière
Pour assurer une protection aux forces obscures.
L'invisible demeure non visible -
Mais ça et là l'on entend son souffle froid fulminer
Mêlé à des pensées que l'on n'aurait jamais dû avoir
Refoulées dans l'oubli
Là, dissoutes, décomposées par le savoir.

© Oswald Henke

Traduction : Myriam Marc

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