NIEMANDSLAND
NO MAN'S LAND


Il me reste la voie qui mène au no man's land
Le visage est noir et blanc
Enveloppé de silence muet
L'intelligence sans bêtise signifie
Uniquement ressentir ensemble

La danse dans la ronde multicolore
Seul le blanc sut colorer
Provenant de cordes grises blanchies
Choisies pour devenir un tissus précieux

Le regard transfiguré en simple étonnement
Un enfant né dans la lueur bleue
Le miroir vit porté par le vent
L'esprit se noie dans
L'ivresse de lumières
D'étoiles blanches et brisées

Le miroir vide demeure
La souffrance
Une hésitation humide
Suite à un bonheur trop bref
L'enfant bleu se noie

Le chant de deuil
Déchire en un cri le désespoir
Apaisé seulement dans la magie jaune et rouge
Crépitant change la chair en cendre
La poussière se diffuse dans le no man's land

Un cavalier et deux chevaux
Kidnappés disparaissent à l'horizon lointain

© Oswald Henke

Traduction : Myriam Marc

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