TRAUE NICHT EINMAL DEINEN EIGENEN TRÄUMEN
NE TE FIE MÊME PAS À TES PROPRES RÊVES


"S.w.d.T" - une image sanglante
D'une personne devenue entre-temps quatre fois mère
L'art est bien des fois
Un souvenir sans vie

La joie irréfléchie peut se développer
En un voyage en arrière-plan.
Une marche à travers des charbons ardents
Ne pas montrer la douleur.

Prisonnier de l'ombre
De mes propres cheveux
Poussé vers une cascade furieuse
Sur un radeau de crânes vides
Qui ont déjà tout perdu
Sans que ces petites cellules grises
Ne puissent se concevoir
En une pensée claire
Comme il est doux de se précipiter
Dans cette cascade
De planer quelques instants dans l'embrun blanc
Pendant que les crânes vides se fracassent
Contre une falaise anguleuse
Et alors que l'eau tombe

Je me réveille malheureusement toujours trop tôt
Mon corps ne sera jamais disloqué
Mon crâne ne sera jamais une partie de ce radeau
Mon crâne ne sera jamais une partie de ce radeau
Mon crâne ne sera jamais une partie de ce radeau

Parfois les yeux de ces créatures de rêve
Sont sans vie
Leurs orbites sont vides et d'un noir profond
Lorsqu'ils regardent de côté.
Les globes occulaires ne sont que des mirages putrides
Aveugles comme les pensées désespérées
D'un enfant pas encore né
Avant que sa mère ne prenne une décision à l'encontre de sa vie.

Qui sait donc ce que signifie
Endosser cette responsabilité
Toute une vie durant ?

Ne te fie même pas
A tes propres rêves
Ne te fie même pas
A tes propres rêves
Ne te fie même pas
A tes propres rêves
Ne te fie même pas
A tes propres rêves
Ne te fie même pas
A tes propres rêves

© Oswald Henke

Traduction : Cécile Delhautal

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